<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Plume de Nat</title><link>http://plumedenat.canalblog.com/</link><description>Extrait de mes &#xe9;crits.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 21 May 2012 09:52:57 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Comme si un jour...</title><dc:creator>_Nathalie</dc:creator><link>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/05/03/24170707.html</link><comments>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/05/03/24170707.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://plumedenat.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/24170707/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/05/03/24170707.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme si un jour, j’avais &#xe9;t&#xe9; arrogante, insolente, sans pour autant &#xea;tre, insultante ou suffisante, m&#xe9;prisante, hautaine, ou pire, blessante, voir d&#xe9;daigneuse, fi&#xe8;re, ou orgueilleuse, mais pas sup&#xe9;rieure, et en restant impertinente, sans pr&#xe9;somption de mon &#xe9;tat d’&#xe2;me, moi qui &#xe9;tais aimable et d&#xe9;f&#xe9;rente, soumise, en restant toujours respectueuse….&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je vous entends sourire…Chut&amp;nbsp;! Silence&amp;nbsp;! La paix&amp;nbsp;! Taisez-vous&amp;nbsp;! Motus&amp;nbsp;! Vos gueules&amp;nbsp;! Fermez-la&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Comme si il &#xe9;tait &#xe9;mouvant, poignant, ou prenant, sans &#xea;tre tragique, et pourtant passionnant, dangereux et mouvement&#xe9;, certes un tantinet hasardeux, restant grave, et s&#xe9;rieux ce sujet difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors comme si je vous avais donn&#xe9; l’illusion un instant, d’une erreur ou d’un leurre, d’une aberration, d’un mirage ou d’une chim&#xe8;re… je reste un songe ou une utopie… &amp;nbsp;Comme si un jour j’eu &#xe9;crit ce texte incertain, du revers de la main, la muse musel&#xe9;e, dompt&#xe9;e et censur&#xe9;e reste soumise au dictionnaire des analogies et des antonymes dans lequel j’ai pioch&#xe9; l’arrogance d’une r&#xe9;ponse &#xe0; un sujet donn&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Le sujet qui pr&#xe9;c&#xe9;de &#xe9;tait donn&#xe9;... commencez votre texte par comme si un jour...Alors j&apos;ai commenc&#xe9; mon texte par comme si un jour, mais en manque d&apos;inspiration, j&apos;ai pioch&#xe9; par hasard, dans le dictionnaire des homonymes et antonymes, un mot, c&apos;&#xe9;tait le mot arrogance....Ce fut aussi le dernier texte de mon ancien atelier d&apos;&#xe9;criture, c&apos;est d&#xe9;cid&#xe9;, je change, l&apos;auto satisfaction pour ne pas utiliser de terme plus impudique, sans jamais s&apos;octroyer le droit &#xe0; la critique ouverte et constructive et bien &#xe7;&#xe0; me fatigue, j&apos;ai besoin de critique CONSTRUCTIVE pour &#xe9;voluer et pas de vagues hochements de tetes en provenance d&apos;un atelier qui me confortent dans ma m&#xe9;driocrit&#xe9; ...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 03 May 2012 13:03:31 GMT</pubDate></item><item><title>La fin justifie les moyens version initiale</title><dc:creator>_Nathalie</dc:creator><link>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/03/23927400.html</link><category>nouvelle &#xe0; retournement</category><comments>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/03/23927400.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://plumedenat.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23927400/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/03/23927400.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’infirmi&#xe8;re tira le drap laissant l’homme dans une nudit&#xe9; du premier jour, elle passa son gant sur son corps, elle ne prit pas le soin de tirer le rideau qui le s&#xe9;parait du voisin. Il n’y avait pas de passage dans le service mis &#xe0; part les parents d’Anna la fillette install&#xe9;e dans la chambre 310, qui passaient leurs journ&#xe9;es cloitr&#xe9;s l&#xe0;. Elle trempa son gant dans la bassine, l’eau y &#xe9;tait sale et froide, l’homme dont la peau ressemblait &#xe0; une vieille tapisserie qui se d&#xe9;collait du mur, fit une grimace. Les kilos qu’il avait perdu au cours de ces 6 mois de traitement l’avaient laiss&#xe9; comme un cadavre, la peau, et les os, voil&#xe0; tout. Son teint jaune sale, laissait entrevoir l’&#xe9;tat de ses organes. La formule de l’infirmi&#xe8;re &#xe9;tait toute faite…. &#xe0; chaque nouveau d&#xe9;part… allez, au cr&#xe9;matoire, … au suivant….Le service de canc&#xe9;rologie phase terminale &#xe9;tait un service glauque, m&#xea;me si les peintures &#xe9;taient refaites chaque ann&#xe9;e, pendant les cong&#xe9;s, pour changer les id&#xe9;es du personnel et effacer les stigmates des derniers d&#xe9;parts pour le cr&#xe9;matoire. Les patients ne voyaient jamais 2 couleurs diff&#xe9;rentes. Il transpirait dans les couloirs une odeur de mort.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’infirmi&#xe8;re trempa son gant &#xe0; nouveau dans la bassine, tourna l’homme sur le c&#xf4;t&#xe9;, lui frotta le dos un tant soit peu, ne pris pas le temps de l’essuyer puis le laissa retomber sur ses draps sales, un AAARRRRR sortit de la gorge de l’homme, le lourd poids de ce qui restait de son corps avait retentit sur le lit lib&#xe9;rant en lui des milliers de minuscules d&#xe9;charges &#xe9;lectriques, ses nerfs ne r&#xe9;pondaient plus, depuis qu’on avait abim&#xe9; par erreur une partie de son cerveau en enlevant sa tumeur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Son cancer avait &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;tect&#xe9; trop tard, malgr&#xe9; une premi&#xe8;re op&#xe9;ration au cerveau r&#xe9;ussie, son corps s’&#xe9;tait &#xe0; nouveau m&#xe9;tastas&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sa jambe gauche paralys&#xe9;e ne r&#xe9;pondait plus &#xe0; rien. L’infirmi&#xe8;re lava la jambe de l’homme, puis le pied, et pin&#xe7;a l’homme au gros orteil, &#xab;&amp;nbsp; Alors&amp;nbsp;? Vous ne sentez toujours rien&amp;nbsp;&#xbb;. Une infime larme coula sur la joue de l’homme puis alla rouler dans son oreiller si mal agenc&#xe9;. Il tourna la t&#xea;te pour l’essuyer dans son oreiller, et se frotta sur les restes de quelques cheveux qui venaient de quitter son corps. La chimio &#xe9;tait finie depuis longtemps. Mais il continuait &#xe0; perdre ce qu’il lui restait de dignit&#xe9; capillaire &#xe0; chaque mouvement. La perruque, il l’avait laiss&#xe9;e chez lui, sur sa table de nuit, &#xe0; son dernier d&#xe9;part pour ici, d&#xe9;part pr&#xe9;cipit&#xe9; qu’il n’avait pas choisi une nuit au cours de laquelle il avait cess&#xe9; de respirer. Ce lit si doux, son lit si doux, pourquoi ne pas l’avoir autoris&#xe9; &#xe0; mourir l&#xe0;-bas, chez lui, loin de tous, loin de ces humiliations et de cette femme si mauvaise…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De ce douillet cercueil il aurait aim&#xe9; hurler ces douleurs ultimes d’humiliations permanentes que lui faisait subir cette infirmi&#xe8;re. Mais plus rien ne sortait de sa bouche. Que des r&#xe2;les. Et chacun lui demandait un effort suppl&#xe9;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La porte de la chambre s’ouvrit, le docteur entra et s’exclama&amp;nbsp;: &#xab;&amp;nbsp;Alors comment va notre tueur d’enfants aujourd’hui&amp;nbsp;?&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;L’homme qui &#xe9;tait allong&#xe9; sur son lit &#xe9;tait sorti de prison 6 mois auparavant. Il avait renvoy&#xe9; chez lui pour &amp;nbsp;y mourir apr&#xe8;s avoir &#xe9;t&#xe9; condamn&#xe9; pour le viol et le meurtre de 3 enfants identifi&#xe9;s. Un membre du jury avait vomi au cours de l’&#xe9;nonc&#xe9; des faits. La police le soup&#xe7;onnait d’&#xea;tre &#xe0; l’origine de 4 autres disparitions, mais sans corps et sans preuves, on ne pouvait l’accuser de ces meurtres-l&#xe0;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&#xab;&amp;nbsp;Bien r&#xe9;pondit l’infirmi&#xe8;re, ne vous inqui&#xe9;tez pas, il verra une seconde couleur.&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 03 Apr 2012 20:41:05 GMT</pubDate></item><item><title>La nouvelle : Fumer tue</title><dc:creator>_Nathalie</dc:creator><link>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/03/23927363.html</link><category>Fumer tue.</category><comments>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/03/23927363.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://plumedenat.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23927363/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/03/23927363.html</guid><description>&lt;p&gt;Voil&#xe0;, ma premi&#xe8;re nouvelle est publi&#xe9;e. Merci &#xe0; ceux qui ont prit le temps de la lire de laisser une critique. Elle sera la bienvenue et me permettra d&apos;&#xe9;voluer dans mon &#xe9;criture.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 03 Apr 2012 20:36:41 GMT</pubDate></item><item><title>La Nouvelle : Fumer tue, Chapitre 5: La tondeuse</title><dc:creator>_Nathalie</dc:creator><link>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/03/23927312.html</link><category>Fumer tue.</category><category>chapitre 5</category><category>fumer tue</category><category>nouvelle</category><comments>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/03/23927312.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://plumedenat.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23927312/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/03/23927312.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Chercher, sa seule obstination. Jean n’est pas inquiet. Elle si. Aucune aide de sa part. Internet, &lt;em&gt;Le Fameux Crouton&lt;/em&gt;, voil&#xe0;, trouv&#xe9;. Destination case d&#xe9;part. Elle y est. Oui, le patron se souvient. La voiture? Une polo. La note? R&#xe9;gl&#xe9;e en liquide. Le nom du monsieur? Bien s&#xfb;r, indiscr&#xe9;tion oblige.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nouvelle recherche internet. Nouvelle adresse. C’est ici. Il sort. Elle le reconnait. Elle force la fen&#xea;tre arri&#xe8;re. Fouille, &amp;nbsp;tombe par hasard sur le carnet ouvert. Lit. C’en est trop. Elle vomit.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La polo revient. Elle avale son tube d’aspirine. Il entre. La voit. Fou. Sort son opinel. L’ouvre. Lui tranche la gorge. Elle s’&#xe9;croule.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Son chat s’empresse de l&#xe9;cher le sol. Il le chasse. Il n’aime pas qu’il mange autre chose que ses croquettes. Il tire une blonde de son paquet, l’allume et la fume.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puis d&#xe9;place le corps sur la table du garage. Le d&#xe9;coupe soigneusement. Pr&#xe9;l&#xe8;ve le foie. L’emballe, le range dans son frigo. Nettoie le sang. Se lave les mains.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme &#xe0; son habitude, chaque mardi, le vieil homme sortit sa tondeuse du garage. La passa dans le jardin qui n’en avait pas besoin. Puis, une fois son rituel finit, il tira une blonde de son paquet, s’assit, l’alluma et la grilla. Le temps &#xe9;tait relativement cl&#xe9;ment &#xe0; cette p&#xe9;riode de l’ann&#xe9;e. Il se leva et se dirigea vers la porte d’entr&#xe9;e de la maison, entra, alluma le plafonnier, &#xf4;ta ses chaussures et enfila ses chaussons.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 03 Apr 2012 20:29:50 GMT</pubDate></item><item><title>La nouvelle : Fumer tue, Chapitre 4 : La m&#xe8;re inqui&#xe9;te</title><dc:creator>_Nathalie</dc:creator><link>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/03/23927287.html</link><category>Fumer tue.</category><category>chapitre 4</category><category>fumer tue</category><category>nouvelle</category><comments>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/03/23927287.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://plumedenat.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23927287/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/03/23927287.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;Voil&#xe0; 3 jours qu’elle n’avait pas eus de nouvelles de sa fille. Certes cette aventure allait durer 1 an et il lui fallait prendre patience, mais l&#xe0;, s’en &#xe9;tait trop. Elle lui avait promis avant son d&#xe9;part de lui t&#xe9;l&#xe9;phoner chaque jour d’ici son arriv&#xe9;e &#xe0; Paris. Elle lui t&#xe9;l&#xe9;phona donc, sachant qu’int&#xe9;gr&#xe9;e dans sa nouvelle vie cela pouvait lui nuire, mais elle ne supportait plus ce silence. Le vieux monsieur attrapa le t&#xe9;l&#xe9;phone. Un flash illumina la pi&#xe8;ce, le vieil homme laissa tomber le t&#xe9;l&#xe9;phone qui cassa net.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La communication cessa aussit&#xf4;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais la gendarmerie ou la police ne lui viendraient en aide, sa fille &#xe9;tait majeure, vaccin&#xe9;e, et maitre de son destin, il n’y avait rien d’inqui&#xe9;tant dans cette absence. Rien d’inqui&#xe9;tant dans cette rupture de communication.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 03 Apr 2012 20:27:07 GMT</pubDate></item><item><title>La mouette</title><dc:creator>_Nathalie</dc:creator><link>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/02/23914973.html</link><comments>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/02/23914973.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://plumedenat.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23914973/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/02/23914973.html</guid><description>&lt;p&gt;Impos&#xe9; pour ce texte, la musique : &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=-4quKyrOVww&quot;&gt;http://www.youtube.com/watch?v=-4quKyrOVww&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’&#xe9;tait un apr&#xe8;s-midi de septembre, &#xe0; cette p&#xe9;riode o&#xf9; l’air chaud laisse place &#xe0; l’air respirable. Les enfants jouaient sur la jet&#xe9;e, leurs courses d&#xe9;sinvoltes rythmaient notre promenade.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pas d’inconnus venaient se m&#xea;ler aux n&#xf4;tres, et nous avancions ensemble, dans ces mouvements qui paraissent quelque fois si ordonn&#xe9;s et pourtant ne le sont pas. Une mouette pos&#xe9;e l&#xe0; sur la jet&#xe9;e, d&#xe9;gustait &#xe0; grands cris une glace tomb&#xe9;e dans l’oubli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants partirent &#xe0; pas de chats puis au trot et enfin au galop pour effrayer l’oiseau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle s’&#xe9;leva en&amp;nbsp;piaillant, survola la plage, puis la mer, et se posa sur un rocher de la digue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le p&#xea;cheur assis l&#xe0;, leva l’œil, secoua la main et fit s’&#xe9;lancer l’oiseau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle virevolta au-dessus de nos t&#xea;tes et se posta sur une rambarde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne ne la vit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nos chats d&#xe9;guis&#xe9;s en enfants n’en avaient pas finis avec l’oiseau noir et blanc, c’est &#xe0; pas de libellule qui effleure l’eau qu’ils s’approch&#xe8;rent de l’oiseau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mouette dans un rire moqueur d&#xe9;colla et les courses rythm&#xe9;es des petits pieds de nos enfants ont continu&#xe9; tout au long de longues ann&#xe9;es &#xe0; rythmer nos ballades post estivales.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 02 Apr 2012 12:50:00 GMT</pubDate></item><item><title>La fin justifie les moyens</title><dc:creator>_Nathalie</dc:creator><link>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/02/23914587.html</link><category>nouvelle &#xe0; retournement</category><comments>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/02/23914587.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://plumedenat.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23914587/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/02/23914587.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’infirmi&#xe8;re tira le drap, le d&#xe9;shabilla, laissant l’homme dans une nudit&#xe9; du premier jour, elle passa son gant sur son corps, elle ne prit pas le soin de tirer le rideau qui le s&#xe9;parait du voisin, il n’avait pas de voisin. Il n’y avait pas de passage non plus dans le service mis &#xe0; part les parents d’Anna la fillette install&#xe9;e dans la chambre 310, qui passaient leurs journ&#xe9;es et leurs nuits cloitr&#xe9;s l&#xe0;. Elle trempa son gant dans la bassine, l’eau y &#xe9;tait propre et ti&#xe8;de, elle l’imaginait sale et froide, l’homme dont la peau ressemblait &#xe0; une vieille tapisserie qui se d&#xe9;collait du mur, fit une grimace. Les kilos qu’il avait perdu au cours de ces 6 mois de traitement l’avaient laiss&#xe9; comme un cadavre, la peau, et les os, voil&#xe0; tout. Son teint jaune sale, laissait entrevoir l’&#xe9;tat de ses organes. La formule de l’infirmi&#xe8;re &#xe9;tait toute faite…. &#xe0; chaque nouveau d&#xe9;part… allez, au cr&#xe9;matoire, … au suivant….&lt;br /&gt;Le service de canc&#xe9;rologie phase terminale &#xe9;tait un service glauque, m&#xea;me si les peintures &#xe9;taient refaites chaque ann&#xe9;e, pendant les cong&#xe9;s, pour changer les id&#xe9;es du personnel et effacer les stigmates des derniers d&#xe9;parts pour le cr&#xe9;matoire. Les patients ne voyaient jamais 2 couleurs diff&#xe9;rentes. Il transpirait dans les couloirs une odeur de mort.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’infirmi&#xe8;re trempa son gant &#xe0; nouveau dans la bassine, tourna l’homme sur le c&#xf4;t&#xe9;, lui frotta d&#xe9;licatement le dos, prit le temps de l’essuyer, puis le laissa d&#xe9;licatement retomber sur ses draps juste chang&#xe9;s, un AAARRRRR sortit de la gorge de l’homme, le lourd poids de ce qui restait de son corps avait retentit sur le lit lib&#xe9;rant en lui des milliers de minuscules d&#xe9;charges &#xe9;lectriques, ses nerfs ne r&#xe9;pondaient plus, depuis qu’on avait abim&#xe9; par erreur une partie de son cerveau en enlevant sa tumeur.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Son cancer avait &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;tect&#xe9; trop tard, malgr&#xe9; une premi&#xe8;re op&#xe9;ration au cerveau r&#xe9;ussie, son corps s’&#xe9;tait &#xe0; nouveau m&#xe9;tastas&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sa jambe gauche paralys&#xe9;e ne r&#xe9;pondait plus &#xe0; rien. L’infirmi&#xe8;re lava la jambe de l’homme, puis le pied, et pin&#xe7;a l’homme au gros orteil, ce geste m&#xe9;dical permettait de v&#xe9;rifier l’&#xe9;volution de sa sensibilit&#xe9;. &#xab;&amp;nbsp; Alors&amp;nbsp;? Vous ne sentez toujours rien&amp;nbsp;&#xbb;. Une infime larme coula sur la joue de l’homme puis alla rouler dans son oreiller si mal agenc&#xe9;. Il tourna la t&#xea;te pour l’essuyer dans son oreiller, et se frotta sur les restes de quelques cheveux qui venaient de quitter son corps. La chimio &#xe9;tait finie depuis longtemps. Mais il continuait encore &#xe0; perdre ce qu’il lui restait de dignit&#xe9; capillaire &#xe0; chaque mouvement. L’infirmi&#xe8;re souleva la t&#xea;te de l’homme, ramassa les cheveux tomb&#xe9;s r&#xe9;cemment, puis secoua l’oreiller et &amp;nbsp;r&#xe9;ajusta l’homme et son coussin. La perruque, il l’avait laiss&#xe9;e chez lui, sur sa table de nuit, &#xe0; son dernier d&#xe9;part pour ici, d&#xe9;part pr&#xe9;cipit&#xe9; qu’il n’avait pas choisi une nuit au cours de laquelle il avait cess&#xe9; de respirer. Ce lit si doux, son lit si doux, pourquoi ne pas l’avoir autoris&#xe9; &#xe0; mourir l&#xe0;-bas, chez lui, loin de tous, loin de ces humiliations et de cette femme si mauvaise…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De ce douillet cercueil il aurait aim&#xe9; hurler ces douleurs ultimes d’humiliations permanentes que lui faisait subir cette infirmi&#xe8;re. Mais plus rien ne sortait de sa bouche. Que des r&#xe2;les. Et chacun lui demandait un effort suppl&#xe9;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La porte de la chambre s’ouvrit, le docteur entra et s’exclama&amp;nbsp;: &#xab;&amp;nbsp;Alors comment va notre g&#xe9;nocidaire aujourd’hui&amp;nbsp;?&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Bien r&#xe9;pondit l’infirmi&#xe8;re, ne vous inqui&#xe9;tez pas, il verra une seconde couleur.&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 02 Apr 2012 12:03:42 GMT</pubDate></item><item><title>La nouvelle : Fumer tue, Chapitre 3 : La rencontre</title><dc:creator>_Nathalie</dc:creator><link>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/02/23914512.html</link><category>Fumer tue.</category><category>chapitre 3</category><category>fumer tue</category><category>nouvelle</category><comments>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/02/23914512.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://plumedenat.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23914512/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/02/23914512.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle se leva donc, r&#xe9;veill&#xe9;e par le service de nettoyage et attendit trois heures, par chance le temps &#xe9;tait cl&#xe9;ment, son objectif &#xe9;tait de rejoindre Paris avant l’hiver. Sans froid excessif, elle put moyennant quelques pas pour se r&#xe9;chauffer se positionner pour reprendre son autostop. Elle sortit sa pancarte de carton o&#xf9; &#xe9;t&#xe9; inscrit PARIS en lettres majuscules au marqueur noir, et la tendit. Quelques routiers pass&#xe8;rent sur l’autoroute mais &#xe0; cette heure-ci, tous les bureaucrates avaient d&#xe9;j&#xe0; rejoints leur bureaux, et les ouvriers leurs usines. Les commerciaux bien trop press&#xe9;s &#xe0; griller les limitations de vitesse, ne s’arr&#xea;taient que sur des aires afin de prendre de l’essence, et fumer une cigarette, quant aux vacanciers, hors p&#xe9;riode de vacances scolaires, il ne fallait pas trop compter sur eux. Un vieux monsieur en polo s’arr&#xea;ta, et fit signe &#xe0; la demoiselle, &amp;nbsp;je ne vais pas &#xe0; Paris dit-il, mais je peux vous avancer, si cela vous arrange, elle accepta. Qu’avait-elle &#xe0; craindre d’un retrait&#xe9; apr&#xe8;s tout !&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle s’installe donc dans la voiture, accroche sa ceinture, il met son clignotant, v&#xe9;rifie son r&#xe9;troviseur, enclenche la premi&#xe8;re, avec un bruit d’embrayage &#xe0; changer, acc&#xe9;l&#xe8;re et se lance sur l’autoroute. Une vieille cassette de jazz ronronne dans la voiture, une odeur de cigarette froide emplit l’habitacle.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il ne lui fallut pas tr&#xe8;s longtemps pour prendre et envoyer une photo de l’homme sur Facebook, sans qu’il ne s’en rende compte. Il baissa la musique et lui demanda,&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-&#xab;&amp;nbsp;d’o&#xf9; venez-vous?&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-&#xab;&amp;nbsp;Montpellier.&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-&#xab;&amp;nbsp;Montpellier est une jolie ville reprit-il, pourquoi la quitter ? Pourquoi Paris?&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour accomplir sa mission, mais elle ne pouvait lui avouer, alors apr&#xe8;s un temps de r&#xe9;flexion elle d&#xe9;bita sur un ton juste un mensonge,&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-&#xab;&amp;nbsp; je pars &#xe0; la recherche du temps perdu, je vais tenter de retrouver mon p&#xe8;re, quelque part, sa derni&#xe8;re adresse connue &#xe9;tait &#xe0; Paris. Il est parti il y a 20 ans.&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le vieil homme de r&#xe9;pondre,&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-&#xab;&amp;nbsp;quelque fois, l’ignorance a du bon.&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et un long silence s’en suivit.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-&#xab;&amp;nbsp;Avez-vous pris votre petit d&#xe9;jeuner&amp;nbsp;&#xbb; reprit le vieux monsieur&amp;nbsp;? –&#xab;&amp;nbsp;Non&amp;nbsp;&#xbb;, dit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;-&#xab;&amp;nbsp;Et bien allons-nous changer les id&#xe9;es, je vous invite &#xe0; prendre un petit d&#xe9;jeuner, je connais un petit restaurant sympa hors de l’autoroute o&#xf9; j’avais l’habitude de m’arr&#xea;ter avec ma femme. La pauvre m’a quitt&#xe9;e il y a 2 ans, un cancer du sein foudroyant et vous me feriez un immense honneur si vous acceptiez mon invitation.&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Devant l’air larmoyant du vieil homme, elle ne sut refuser. Ils sortirent de l’autoroute et se dirig&#xe8;rent vers une petite bourgade charmante. Il s’arr&#xea;ta devant un petit restaurant, ‘’ Le fameux crouton’’. &amp;nbsp;Ses 2&amp;nbsp;occupants sortirent de la voiture. Elle remarqua le corps athl&#xe9;tique du vieux monsieur, et lui, son opulente poitrine, qu’il avait feint de ne pas voir jusque la.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ils entr&#xe8;rent dans le restaurant au son d’une cloche, il &#xe9;tait vide, ce qui ne surprit personne &#xe0; cette heure ci, et le patron les installa &#xe0; une table, pr&#xe8;s de la fen&#xea;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ils command&#xe8;rent instantan&#xe9;ment,&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;2 caf&#xe9;s, 2 jus d’orange, des croissants, et des tartines s’il vous plait.&amp;nbsp;&#xbb;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ceci s’annon&#xe7;ait pour la jeune femme comme un v&#xe9;ritable festin.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il s’excusa, devant aller aux toilettes, passa devant leurs caf&#xe9;s servis, elle en profita pour commenter le portrait, ‘’ Et me voici invit&#xe9;e par ce charmant vieil homme pour un petit d&#xe9;jeuner au fameux crouton quelque part en Aveyron’’&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ils se r&#xe9;gal&#xe8;rent tous 2 du petit d&#xe9;jeuner, et reprirent leur route.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 02 Apr 2012 11:54:39 GMT</pubDate></item><item><title>La nouvelle : Fumer tue, chapitre 2 : La jeune femme</title><dc:creator>_Nathalie</dc:creator><link>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/02/23914401.html</link><category>Fumer tue.</category><category>chapitre 2</category><category>fumer tue</category><category>nouvelle</category><comments>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/02/23914401.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://plumedenat.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23914401/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/04/02/23914401.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le dernier routier, de ces hommes bourrus mais gentils, dont la cabine &#xe9;tait orn&#xe9;e de photos de ses enfants et de sa femme, la d&#xe9;posa vers 5h du matin sur l’aire d’autoroute. Elle avait discut&#xe9; longuement avec lui de ses photos, les deux grands, des jumeaux avec leur superbe sourire &#xe9;dent&#xe9; de 6 ans, et la petite derni&#xe8;re, 9 mois, debout dans sa robe en tulle avec ses jolis souliers vernis noirs. Sa femme &#xe9;tait assez jolie malgr&#xe9; sa finesse excessive, elle avait les cheveux relev&#xe9;s pour l’occasion, et une tenue &#xe9;l&#xe9;gante. Ils avaient tous les quatre pos&#xe9; chez un photographe professionnel pour ce cadeau de la f&#xea;te des p&#xe8;res, cette photo qui le suivait dans tous ses d&#xe9;placements. Il faisait ce m&#xe9;tier depuis 19 ans presque, il avait rencontr&#xe9; sa femme sur les bancs de l’&#xe9;cole et apr&#xe8;s pas mal de probl&#xe8;mes pour avoir un enfant, ils avaient fini par en avoir 2, et la petite derni&#xe8;re…une surprise de la nature. Il aurait pu parler des heures de sa famille, ils l’attendaient jeudi soir pour f&#xea;ter l’anniversaire des jumeaux, tout un programme… Il lui montra la console de jeux qu’il ramenait pour l’occasion. La discussion &#xe9;tait sympathique, et bon enfant, 5 minutes avant de s’arr&#xea;ter, il ralluma la cabine, il devait sortir &#xe0; la prochaine sortie, et pour elle, il serait plus facile de trouver un routier sur cette aire, d’ailleurs, il allait passer le mot, et puis, il avait d&#xe9;j&#xe0; pris beaucoup de retard sur son trajet, alors pour &#xe9;viter d’&#xea;tre coinc&#xe9; jeudi, il s’excusa encore aupr&#xe8;s de la jeune femme, et lui proposa un caf&#xe9; chaud, avant de l’abandonner l&#xe0;. Elle accepta, enserra la tasse pour se r&#xe9;chauffer les mains, le bu d’une traite, rendit la tasse et descendit du camion. Il lui fit un signe de la main, &#xe9;teignit sa cabine, d&#xe9;crocha sa CB, fit un appel aux routiers sympas en s’en allant. Elle n’avait pas dormit, non pas qu’elle n’ait pas eu confiance dans ce gentil routier, mais par pr&#xe9;caution elle avait pr&#xe9;f&#xe9;r&#xe9; rester &#xe9;veill&#xe9;e. La jeune femme, une blonde venissienne d’origine, &#xe9;tait plut&#xf4;t jolie, quelques kilos en trop, r&#xe9;v&#xe9;lant une d&#xe9;ception amoureuse certaine, un grand sourire, quand elle s’abandonnait &#xe0; sourire, une poitrine opulente dont elle se serait bien d&#xe9;barrass&#xe9; &#xe0; quelques reprises, pensant que fournir autant de seins &#xe0; une seule femme n’&#xe9;tait pas un cadeau du ciel, elle enviait toujours les planches &#xe0; pain quand elle en croisait une. Cette jeune autostoppeuse allait passer le reste de sa nuit sur l’aire d’autoroute, esp&#xe9;rant trouver au petit matin un chauffeur sympa pour l’emmener plus loin dans son aventure. Elle alla aux toilettes, s’installa, puis s’allongea sur le banc de l’aire de jeu, le plus &#xe9;loign&#xe9; possible de l’autoroute. Elle fut r&#xe9;veill&#xe9;e vers 6h par le service de nettoyage. Un l&#xe9;ger frisson lui traversa le corps, elle venait &#xe0; 23 ans de passer pour la premi&#xe8;re fois une nuit seule en tant que sans domicile fixe. Elle n’avait dormit qu’une heure. Et savait que ce ne serait certainement ni la premi&#xe8;re, ni la derni&#xe8;re nuit aussi courte &#xe0; la belle &#xe9;toile. C’&#xe9;tait donc &#xe7;&#xe0; sa nouvelle vie? Il lui restait son sac de couchage qu’elle avait accroch&#xe9; &#xe0; son sac &#xe0; dos, quelques fringues jet&#xe9;es en vrac dans le dit sac, son t&#xe9;l&#xe9;phone et sa fameuse batterie photovolta&#xef;que pour le recharger, un gadget qu’elle s’&#xe9;tait offert pour aller camper l’&#xe9;t&#xe9; dernier. Elle raffolait de ce genre de jouets, il lui permettait en temps r&#xe9;el de compl&#xe9;ter son profil Facebook avec quelques photos. Elle avait pris l’habitude de photographier &#xe0; leur insu les personnes qu’elle rencontrait, et avec l’une de ces applications dont l’app store a le secret, elle les envoyait aussi t&#xf4;t automatiquement sur sa page il ne lui restait plus qu’&#xe0; y ajouter un petit commentaire, - charmant jeune homme rencontr&#xe9; au 2A123 &#xe0; Ajaccio-&amp;nbsp; &#xe9;videment quand la personne devenait plus intime, elle finissait par l’identifier sur la photo d’origine, sinon, rien, elle laissait le commentaire &#xe9;nigmatique faire son petit bout de chemin. Elle avait ainsi depuis cinq ans plus de 2000 inconnus en photo. Le dernier en date, le routard qui l’avait d&#xe9;pos&#xe9;…avec comme commentaire – routard sympa, papa amoureux –&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;2000 photos qui lui avaient values un buzz ph&#xe9;nom&#xe9;nal et l’avaient vaguement pouss&#xe9;e sur ce banc cette nuit l&#xe0;.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les &#xe9;tudes &#xe0; vrai dire elle avait fait comme tout le monde, un bac, r&#xe9;ussit moyennement, de toute fa&#xe7;on le bac c’est cadeau aujourd’hui, puis un an et demi en fac de droit au bout desquelles, elle s’&#xe9;tait reconvertie vers une &#xe9;cole priv&#xe9;e de journalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle qui voulait &#xea;tre grand reporter, elle partait pour sa premi&#xe8;re mission en France, direction Paris, objectif, vivre 1 an comme un sans domicile fixe, sans ressources, sans s&#xe9;curit&#xe9; sociale, sans confort quel qu’il soit hormis son t&#xe9;l&#xe9;phone portable pay&#xe9; mensuellement, son chargeur photovolta&#xef;que, pour ses publications facebook, sa carte d’identit&#xe9; quelques v&#xea;tements et son sac de couchage. Objectif inavou&#xe9;? Se voire propuls&#xe9;e &#xe0; la une des journaux t&#xe9;l&#xe9;vis&#xe9;s et &#xea;tre ainsi rep&#xe9;r&#xe9;e par quelques r&#xe9;dacteurs en chef bien plac&#xe9;s.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle avait donc mis toutes ses maigres &#xe9;conomies sur un compte avec pr&#xe9;l&#xe8;vement automatique pour son t&#xe9;l&#xe9;phone. Avait vid&#xe9; son appartement, et s’en &#xe9;tait retourn&#xe9;e chez sa m&#xe8;re pour lui expliquer son choix.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les deux femmes comme &#xe0; leur habitude s’&#xe9;changeaient des mots doux, sur leur tenue, leur coiffure ou toute autre nouveaut&#xe9; venant changer la donne. Elle l’interrompit,&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Maman, j’ai un job.&amp;nbsp;&#xbb; C’&#xe9;tait &#xe0; ses yeux, le meilleur moyen d’aborder la conversation, elle l’avait r&#xe9;p&#xe9;t&#xe9; sur le chemin mille fois, arriver &#xe0; avoir une conversation s&#xe9;rieuse avec sa m&#xe8;re &#xe9;tait chose difficile, mais elle s’&#xe9;tait convaincue, il fallait mettre les pieds dans le plat, il fallait lui donner l’information, d’une mani&#xe8;re ou d’une autre….&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Un…?&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle lui prit la main comme pour se rassurer elle-m&#xea;me et sentir dans ce geste de pouls de sa m&#xe8;re.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp; Tu sais, facebook, et bien &#xe7;&#xe0; a march&#xe9;.&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Quoi?&amp;nbsp;&#xbb;, sa m&#xe8;re fit mine de ne pas comprendre et bl&#xea;missait &#xe0; chaque nouveau regard d&#xe9;tourn&#xe9; de sa fille. Le moment qu’elle avait tant redout&#xe9; approchait.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;On m’a propos&#xe9; de partir pour 1 an, pour vivre une exp&#xe9;rience&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp; Un an? Fit-elle dans un brame, et s’en suivit&amp;nbsp;: Une exp&#xe9;rience&amp;nbsp;? &#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La m&#xe8;re avait un certain &#xe2;ge, elle avait toujours donn&#xe9; &#xe0; sa fille la libert&#xe9; de faire ce qu’elle voulait mais elle redoutait le passage fatidique, celui qui la s&#xe9;parerait d’elle, l’enverrait loin, longtemps. Elle se ferma comme une huitre, reprenant sa main comme on rompt un contrat, serrant ses mains l’une contre l’autre comme si elle avait trouv&#xe9; l&#xe0;, son seul alli&#xe9;, ses mains se tordirent, l’une l’autre cherchant &#xe0; essorer un pull invisible.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Maman, ne fait pas semblant de ne pas comprendre…&amp;nbsp;&#xbb; La jeune fille chercha &#xe0; croiser le regard de sa m&#xe8;re, celui-ci fuyait, puis elle fixa sa fille dans les yeux et dit&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Que veux-tu que je comprenne? Tu vas me quitter, m’abandonner?&amp;nbsp;&#xbb; Les &#xe9;paules de la jeune fille retomb&#xe8;rent comme seul argument de d&#xe9;couragement, puis se redressant, elle reprit&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Je vais vivre une exp&#xe9;rience. Mon r&#xea;ve de devenir grand reporter va se r&#xe9;aliser, on m’a donn&#xe9; une formidable opportunit&#xe9;&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle avait franchi la premi&#xe8;re &#xe9;tape, annoncer &#xe0; sa m&#xe8;re un job, maintenant, il lui fallait aussi lui annoncer que le job ne serait pas pay&#xe9;, qu’il serait sur Paris, et qu’elle devrait vivre une ann&#xe9;e enti&#xe8;re dans la rue comme SDF…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’id&#xe9;e qu’elle devrait lui annoncer tout le reste la terrorisait, mais …. Elle reprit regonfl&#xe9;e par ses r&#xea;ves…. &#xab;&amp;nbsp;Et si &#xe7;&#xe0; marche, tu verras ta fille sur ton petit &#xe9;cran.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp; Parce que tu crois que je pourrais l’embrasser ma fille sur mon petit &#xe9;cran?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Non, mais tu seras fi&#xe8;re de la montrer &#xe0; tes amies, ta fille unique&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Fit-elle d’un ton gentiment moqueur. Elle avait fait mouche, sa m&#xe8;re eut une &#xe9;bauche de sourire, qu’elle ne le laissa pourtant pas apparaitre plus que cela, il &#xe9;tait &#xe9;vident qu’elle tirerait une certaine fiert&#xe9; de voir sa fille sur son petit &#xe9;cran, mais…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp; Et c’est quoi ton job formidable?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors elle prit sa m&#xe8;re par la main, la tira d&#xe9;licatement vers le canap&#xe9; et lui fit signe de s’asseoir. Elle s’assit &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; d’elle. Reprit son souffle dans une tr&#xe8;s longue inspiration inaudible, comme pour cacher la redoutable tension qui montait en elle…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Et bien…j’ai laiss&#xe9; mon appartement.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Ton appartement, et tu comptes habiter o&#xf9;? Pas &#xe0; la maison, tu sais tr&#xe8;s bien ….La jeune fille ne l’entendait plus, elle connaissait ce couplet par cœur…. pass&#xe9; 2 mois sous le m&#xea;me toit&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle ne se d&#xe9;gonfla pas, et dit &#xab;&amp;nbsp;dans la rue&amp;nbsp;&#xbb;, elle coupa ainsi le sifflet &#xe0; sa m&#xe8;re qui semblait partir encore une fois dans ces vieilles rancœurs qui la rendaient intarissable…Celle-ci se mordit les l&#xe8;vres, regrettant le long monologue qu’elle venait encore d’entonner…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sa m&#xe8;re toussa et manqua de s’&#xe9;trangler.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Je vais &#xea;tre reporter SDF&amp;nbsp;&#xbb;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Reporter SDF, mais qui donc a pu te fourrer cette id&#xe9;e dans le crane?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Jean&amp;nbsp;&#xbb;,&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Jean, &#xe9;tait le vieil ami de sa m&#xe8;re, et &#xe0; vrai dire son vieil amant, aussi, il avait toujours port&#xe9; sur la jeune fille un regard bienveillant pour la prot&#xe9;ger de tout ce qui pouvait lui arriver, l’avait pouss&#xe9;e dans le journalisme, il savait de quoi il parlait, &#xe9;tant lui-m&#xea;me r&#xe9;dacteur en chef d’un grand canard local…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sa m&#xe8;re se d&#xe9;gonfla comme un soufflet sortit trop t&#xf4;t du four, doublement trahie, et pourtant, cet homme en qui elle avait pos&#xe9; toute sa confiance venait de lui arracher le cœur en envoyant son unique fille dans la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Jean, m&#xe8;&#xe8;&#xe8;&#xe8;, fit-elle comme une ch&#xe8;vre qui se prend pour un mouton…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp; Et bien Jean a trouv&#xe9; formidable mes photos sur facebook, et m’a conseill&#xe9;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;T’as conseill&#xe9;? Mais il aurait pu m’en parler&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;M’a conseill&#xe9;, reprit-elle avant que sa m&#xe8;re n’eut l’id&#xe9;e de d&#xe9;crocher son t&#xe9;l&#xe9;phone, de jouer les grands reporter, faire un truc que jamais personne n’avait fait, de partir, avec mon t&#xe9;l&#xe9;phone, vivre &#xe0; Paris au milieu des SDF pendant un an, et faire mes photos au jour le jour, pour me lancer.&amp;nbsp;&#xbb; Elle avait sorti le morceau… restait &#xe0; avouer &#xe0; sa m&#xe8;re qu’il ne s’agissait pas d’un contrat loin de l&#xe0;, qu’elle partait sans contrat, sans cheque de fin de mois, et qu’elle vivrait pendant un an sur ses propres &#xe9;conomies…Juste le temps d’une inspiration cach&#xe9;e et la jeune fille repris comme si il eut &#xe9;t&#xe9; indispensable de convaincre sa m&#xe8;re, ce qui &#xe9;tait effectivement le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp;Si &#xe7;&#xe0; se trouve &#xe7;&#xe0; ne durera qu’1 mois, voir, 2, mais si je r&#xe9;ussis &#xe0; me faire un nom…. Tu sais bien combien les temps sont difficiles, combien il est long de trouver son premier job.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp; Et Jean tu lui as demand&#xe9;?&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle semblait revivre dans cette question d’&#xe9;vidence, et elle connaissait certainement la r&#xe9;ponse, sa fille &#xe9;tait loin d’&#xea;tre une abrutie et Jean lui avait certainement conseill&#xe9; cela parce qu’ils &#xe9;taient justement venu &#xe0; parler de l’avenir de cette journaliste en herbe…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xab;&amp;nbsp; Non, il ne peut rien faire pour moi, c’est fini, son journal est mort, ils perdent des lecteurs chaque jours, ils n’embauchent plus, et commencent &#xe0; virer m&#xea;me, lui-m&#xea;me…&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sa fille venait de toucher une corde sensible, son vieil ami-amant, allait perdre son job et il ne lui avait rien dit.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La discussion continua une bonne heure, arguments sur contre-arguments, tout ce qui pouvait permettre aux deux femmes de trouver un terrain d’entente fut explorer…La question de l’argent aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&#xc9;videment il ne fut pas facile de faire accepter &#xe0; cette veuve que sa seule et unique enfant allait risquer le tout pour le tout de cette fa&#xe7;on, mais par amour pour sa fille, et apr&#xe8;s de longues tractations, elle finit par c&#xe9;der.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est donc avec la b&#xe9;n&#xe9;diction de maman que la jeune fille partit, &#xe0; la condition expresse de la contacter par t&#xe9;l&#xe9;phone au moins 1 fois par semaine, ce que la jeune fille accepta, pensant qu’elle r&#xe9;ussirait plus tard &#xe0; faire comprendre &#xe0; sa m&#xe8;re que ces coups de fils nuiraient fortement &#xe0; sa couverture. Sa m&#xe8;re la surina, en cas de perte ou de vol de son t&#xe9;l&#xe9;phone, la jeune fille devrait s’identifier dans un commissariat et demander &#xe0; lui t&#xe9;l&#xe9;phoner.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 02 Apr 2012 11:40:00 GMT</pubDate></item><item><title>La nouvelle: Fumer tue, chapitre 1 : Le vieux Monsieur</title><dc:creator>_Nathalie</dc:creator><link>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/03/06/23689391.html</link><category>Fumer tue.</category><category>chapitre 1</category><category>fumer tue</category><category>nouvelle</category><comments>http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/03/06/23689391.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://plumedenat.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/23689391/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://plumedenat.canalblog.com/archives/2012/03/06/23689391.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il tira une blonde de son paquet, s’assit, l’alluma et la grilla. Il faisait ce geste une quarantaine de fois par jour depuis une cinquantaine d’ann&#xe9;es. Il &#xe9;tait devenu pour lui aussi familier que de manger ou de respirer. Le temps &#xe9;tait maussade ce jour l&#xe0;. Quelques gouttes de pluie commenc&#xe8;rent &#xe0; tomber.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Il venait de finir de tondre la pelouse et avait rang&#xe9; sa tondeuse comme tous les mardis. Le vieil homme une m&#xe8;che blanche sur ses yeux verts, le teints hal&#xe9;, &#xe9;tait encore athl&#xe9;tique pour son &#xe2;ge. Il se leva et se dirigea vers la porte d’entr&#xe9;e de la maison, entra, alluma le plafonnier, &#xf4;ta ses chaussures et enfila ses chaussons.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;La maison &#xe9;tait telle que sa m&#xe8;re la lui avait laiss&#xe9;e. De ces maisons construites pour les cadres des mines, toutes identiques, mitoyennes deux par deux, et align&#xe9;es &#xe0; perte de vue. Il avait juste ajout&#xe9; un poil &#xe0; bois au garage, question de confort et d’&#xe9;conomie certainement. La tapisserie de l’entr&#xe9;e &#xe9;tait d&#xe9;fraichie, mais vu le peu de visite que le vieil homme avait, cela n’avait pas d’importance &#xe0; ses yeux. Quelques vieux cadres photos le repr&#xe9;sentaient enfant, lui et sa m&#xe8;re. Une odeur de tabac jamais froid flottait dans la maison. A droite, un grand escalier en bois montait au premier &#xe9;tage, vernis en pin, il avait une l&#xe9;g&#xe8;re tendance &#xe0; glisser. Plus jeune, il passait son temps &#xe0; descendre bruyamment cet escalier, faisant dire &#xe0; sa m&#xe8;re, un jour tu te rompras le cou.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un peu plus loin, une porte donnait au garage, le sol &#xe9;tait recouvert de lino. Les murs en parpaings y &#xe9;taient toujours frais. La voiture de sa m&#xe8;re &#xe9;tait toujours gar&#xe9;e l&#xe0;, une vieille polo, class&#xe9;e voiture de collection, dont l’embrayage &#xe9;tait toujours sur le point de c&#xe9;der suite aux mauvais traitements subis. Au fond, deux vieux buffets servaient de garde manger, histoire qu’en cas de guerre on ne manque de rien. Une machine &#xe0; &#xe9;crire tr&#xf4;nait sur un socle de machine &#xe0; coudre. Et une table servait &#xe0; poser tout ce qui pouvait passer sous la main, et dont on ne savait que faire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sur la gauche, un infime couloir, donnait &#xe0; la cuisine, suffisamment grande pour y manger &#xe0; deux et au confort sommaire, mais suffisant.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Face &#xe0; la porte d’entr&#xe9;e, une porte vitr&#xe9;e de carreaux bull&#xe9;s en verre jaune donnait acc&#xe8;s au salon salle &#xe0; manger. Une grande table y tr&#xf4;nait de l’&#xe9;poque ou sa m&#xe8;re recevait encore. Un canap&#xe9; si&#xe9;geait &#xe0; gauche, et un grand buffet &#xe0; droite. La tapisserie &#xe9;tait coquette, pour une vieille femme certes, mais pas pour un vieux monsieur, de grosses roses roses, d&#xe9;lav&#xe9;es mais encore fraiches s’&#xe9;talaient sur les murs et le canap&#xe9;. Au sol un tapis tiss&#xe9; main r&#xe9;p&#xe9;tait ces fleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Au fond, une baie vitr&#xe9;e donnant sur un jardin. Jardin qu’il se faisait un devoir d’entretenir comme le faisait sa m&#xe8;re. Plus loin des champs puis des bois &#xe0; perte de vue.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il monta &#xe0; l’&#xe9;tage, manquant de glisser dans l’escalier, il se rattrapa &#xe0; la rambarde. Son chat l&#xe9;chait le parquet comme &#xe0; son habitude. Mais il n’aimait pas que la bestiole ne mange autre chose que ses croquettes. Il remit la blonde dans son paquet, et descendit le tout au garage, les posa sur la table, finit la besogne, et rechargea sa chaudi&#xe8;re &#xe0; bois.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il passa dans la cuisine, alla se laver les mains, puis sorti une po&#xea;le, attrapa le foie stock&#xe9; dans le frigo, l’assaisonna d’ail et de persil comme &#xe0; son habitude, but une gorg&#xe9;e de rouge, en le retournant. Sorti une assiette s’installa &#xe0; table, d&#xe9;coupa une tomate fraiche dont la pulpe gicla, l’arrosa d’huile et de vinaigre, la saupoudra de sel. Il se leva, baissa le feu, commen&#xe7;a &#xe0; manger la tomate le temps que sa viande cuise. Il &#xe9;teignit le feu, fit glisser le morceau dans son assiette, posa la po&#xea;le dans l’&#xe9;vier, s’assit puis mangea. Il attrapa le fromage qu’il avait pos&#xe9; sur la table, se coupa une grande tranche de pain et savoura le tout avec le reste de son vin. Saisit une pomme, croqua de tout son dentier dans celle-ci, et laissa tomber la queue dans son assiette une fois la pomme finie.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puis il fit la vaisselle, jamais la taille de sa cuisine n’aurait permis d’y installer un lave-vaisselle. D’ailleurs seul, il n’en voyait pas l’int&#xe9;r&#xea;t. Il attrapa un torchon et commen&#xe7;a &#xe0; essuyer et ranger ce qu’il venait de laver. Il se fit couler un caf&#xe9;, il tira une blonde de son paquet, s’assit, l’alluma et la grilla. Il tapota son paquet vide, et sourit, l’inscription fumer tue en noir encadr&#xe9;e sur celui-ci le faisait toujours sourire.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Il sortit un petit carnet de la poche, tira le stylo retenu par la spirale, tourna quelques pages et inscrivit quelque chose sur une nouvelle page, il rangea son stylo, referma le petit carnet, et le glissa dans la poche int&#xe9;rieure de son veston.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 06 Mar 2012 12:59:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>
